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Chronique sourcée

Manif contre le génocide à Gaza interdite : l’arrêté décodé

Manif contre le génocide à Gaza interdite : l’arrêté décodé

Notre cuve a pisse nationale vient de faire interdire une manif contre le génocide à Gaza… au nom de la lutte contre l’antisémitisme.

Alors on va lire l’arrêté ensemble, calmement, avec tout l’irrespect qu’on doit à l’institution.

Le préfet explique qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire du 7-Octobre, que la menace terroriste est élevée et que l’antisémitisme est à un niveau historique.

Et ça, c’est vrai. 436 actes antisémites en 2022, 1 676 en 2023. Ça a baissé depuis, mais on reste trois fois au-dessus. C’est grave, et personne ici ne le conteste. Ce que je conteste, c’est ce qu’ils en font.

Parce que selon l’arrêté, une manif qui dénonce le génocide serait « perçue comme une provocation par la communauté juive ». Relisez bien. Critiquer l’armée israélienne, ça heurterait les Juifs de France. Donc pour l’État, les Juifs français et le gouvernement Netanyahou, c’est la même chose.

Sauf que ce raccourci, la CNCDH le mesure chaque année comme un préjugé antisémite : « pour les Juifs français, Israël compte plus que la France ». L’État lutte contre l’antisémitisme… en le tamponnant.

Et c’est quoi, au juste, la provocation ? Le mot génocide. Le mot qu’une commission d’enquête de l’ONU, présidée par une ancienne juge du tribunal pour le Rwanda, a retenu il y a un an, en relevant quatre des cinq actes génocidaires définis par la Convention de 1948. Dès janvier 2024, la Cour internationale de justice ordonnait déjà à Israël de prévenir tout acte de génocide. Mais à Paris, c’est le mot qui pose problème.

Le 7-Octobre, c’est 1 221 morts côté israélien, et on les commémore, évidemment. Depuis, c’est plus de 74 200 morts à Gaza, selon le ministère de la Santé local, sous autorité du Hamas, des chiffres que l’ONU juge fiables. Ce soir, on a le droit de pleurer les premiers. Pour les seconds, il faut une autorisation préfectorale.

Le plus drôle, c’est que la Macronie connaît la règle par cœur. Il y a deux semaines, quand Ségolène Royal demande aux Juifs de se prononcer sur Gaza, Aurore Bergé lui répond qu’essentialiser, assigner, on sait où ça mène. Elle a raison. Sauf qu’en 2015, la même relayait l’injonction faite aux musulmans de se désolidariser du fanatisme. Assigner, c’est grave… sauf quand c’est l’État qui le fait.

D’ailleurs, même ministère, même bilan : les actes antimusulmans ont bondi de 88 % en 2025. Je cherche encore la manif qu’on a interdite pour les protéger.

Pas un accident. Un système. Depuis trois ans, l’État interdit d’abord, et le juge constate parfois après coup que le risque n’existait pas.

De mon côté, on se taire jamais ! Alors abonne toi et hésites pas a demander les sources en commentaire !

Ce soir, dans les rues de Paris, le mot génocide est interdit…

📚 Sources officielles