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Chronique sourcée

17 octobre : le gouvernement a fabriqué le coupable LFI

17 octobre : le gouvernement a fabriqué le coupable LFI

Le gouvernement a demandé à ses flics d’écrire que LFI était derrière le 17 octobre. Et ce sont les flics qui balancent.

Alors je vais rester parfaitement neutre, comme d’habitude. Laurent Nuñez, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu : vous êtes d’énormes sacs à merde.

Mediapart a récupéré les messages d’un commissaire des renseignements. Il raconte à ses collègues que sa hiérarchie leur demande d’écrire noir sur blanc que LFI est derrière le mouvement. Et lui-même précise que c’est faux, et que tout le service le sait.

Évidemment, le ministère dément. Ah bah si l’accusé dit qu’il a rien fait, alors… Il a dit wallah ?

La note

Mais alors, sur quoi le gouvernement s’appuie pour accuser LFI ? Sur une note écrite deux jours avant la manif. Elle prévient que l’ultragauche va se servir de la colère des lycéens, et elle cite au passage trois responsables politiques : Mélenchon, Tondelier et Roussel.

Alors forcément, on se dit qu’il y a des preuves solides derrière. Des messages, des réunions secrètes, un plan… Bah non, rien de tout ça. La seule chose qu’on y trouve, c’est que LFI a annoncé sur son site que ses élus iraient manifester. Et que Marine Tondelier a dit sur BFM qu’elle y serait aussi.

Voilà… Et pour le gouvernement, ça suffit à en faire les cerveaux de l’émeute.

La procureure

Même la procureure de Paris, qui a tous les dossiers des personnes arrêtées, peut « absolument pas confirmer » qu’elles viennent de l’ultragauche.

Et du coup pour le ministère, c’est parce qu’elle « s’exprime dans le cadre judiciaire ». Je te fais la traduction fils de flics vers français : elle a des preuves, nous on a des convictions.

Mais attention, l’ennemi était bien là. Il a juste « évité de se faire interpeller ». Donc y a aucune preuve, et c’est justement ça, la preuve. C’est le raisonnement d’un complotiste. Sauf que celui-là, il est ministre de l’Intérieur.

Et aujourd’hui, il remonte à l’Assemblée pour accuser LFI d’avoir « jeté de l’huile sur le feu ». Il a même pas attendu que ça se tasse.

Une police politique

Bon. Sérieusement, deux secondes.

Un gouvernement qui demande à ses services d’accuser l’opposition à six mois d’une présidentielle, ça porte un nom : une police politique. Et dans toute cette histoire, la seule personne honnête, c’est un flic. Je pensais jamais dire ça ici, mais ACAB nonobstant…

Tu veux savoir à quoi il sert, leur ennemi invisible ?

Samedi, ils sortent le GIGN, le Raid, la BRI et les militaires de Sentinelle pour aller « percuter » des groupes qu’ils sont infoutus de prouver. On invente le coupable le lundi, on le charge le samedi. Et devant le GIGN, y aura pas l’ultragauche. Y aura toi.

J’te tiens au courant d’ici l’acte 2 de samedi, alors oublie pas de t’abonner !

D’ailleurs, en 2019, Macron était déjà contredit par ses propres services sur les Gilets jaunes. Sept ans plus tard, c’est le même président et le même mensonge.

Donc je reste neutre jusqu’au bout. Nuñez, Darmanin, Lecornu : vous êtes d’énormes sacs à merde !

C’est pas un accident. C’est un système.